

le 104 établissement artistique de la ville de paris comme l'indique son site web c'est un peu la nouvelle bnf. Nouvelle bnf pourquoi me dire vous? Lorsque elle fut construite dans le 13eme la bnf existait au milieu de rien dans un quartier en énorme chantier, sans parcs, sans commerce, sans vie. Certes la bibliothèque se signalait par une architecture originale pour une bibliothèques. Certes les salles de travail étaient idéales pour préparer ses examens. Mais on s'y ennuyait ferme. Et année après année, le quartier a commencé à prendre vie avec cinéma, parcs, entreprises commerces, intégration dans la ville.
En visitant le 104, situé 104 rue d'Aubervilliers dans le 19eme on a un peu la même impression. Le bâtiment est étonnant, mais franchement on n'y tombe pas par hasard. Le quartier alentour fait partie pour le moment des plus inintéressants de Paris. C'est moche c'est moche et on a pas envie de s'attarder. Quand au 104 c'est beau c'est design, c'est original, mais c'est froid c'est vide. On visite on se promène on ne rencontre pas grand monde, il n'y a quasiment rien. Et pourtant en pensant à la bnf on imagine finalement le potentiel pour le centre en lui même mais aussi pour le quartier.
Et la bonne surprise de la visite ce fut aussi la rencontre avec l'artiste Nicolas Simarik qui réalise tout un travail autour de la symbolique de la clé. L'idée est simple vous apportez à l'artiste l'un de vos clé. Soit vous faites un don soit il vous en fait un double. Et il va intégrer votre clef dans une œuvre physique ou bien s'en servir dans le cadre d'un happening. Et en échange il vous remet la clé du 104, qui vous donne accès à ses happening, il vous remet également un jeu de piste pour découvrir un endroit insolite dans Paris.
Depuis que je raconte cette rencontre insolite, on gosse beaucoup sur cet artiste considérant que c'est avant tout un trip de bobo parisien. Toujours est il que finalement la symbolique de la clé tout le monde trouve cela un peu futile mais tout le monde se prête au jeu de parler de sa clef d'antivol de vélo perdu, de la clef de la ceinture de chasteté de sa femme et autres clefs de voitures. On a l'impression que finalement autour d'un thème assez simpliste, l'artiste arrive à s'affranchir d'un milieu trop art contemporain élitiste chiant.
Quand aux happening de l'artiste, c'est pas forcément super abouti mais il y a de vrais idées comme le bain de clé, la lecture des histoires de clés perdus, et les blind test ayant pour thème la clé dans la musique.
Pour en savoir plus sur :
l'artiste Nicolas Simarik
le 104
07 janvier 2009
j'ai les clefs du 104
tags :
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nicolas simarik
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